PLAN
I.principes
généraux et particularités de la
A. abord de l’enfant opéré et de sa famille
B. éléments de monitoring et de surveillance
péri-opératoire
C. rappels physiologiques cardio-respiratoires,
métaboliques et nutritionnels
D. AGE GESTATIONEL, POIDS, et PATHOLOGIES
ASSOCIEES
II. diagnostic
et prise en charge des malformations
B. abord pluridisciplinaire de la hernie
diaphragmatique
A. Signes de détresse respiratoire périnatale
B. Causes chirurgicales de détresse respiratoire
chez le nouveau-né et le nourrisson
3. Emphysème lombaire congénital
IV. la
pathologie abdominale aiguë du nouveau-né
A. entérocolite nécrosante du nouveau-né
B. iléus et péritonite méconiale
C. les atrésies duodénales et iléales
V. la
pathologie bilio-pancreatique
A. L'atrésie
des voies biliaires
B. La
dilatation congénitale des voies biliaires
D. Les
tumeurs et abcès hépatiques
G. La
pancréatite idiopathique
VI. les
troubles de La motricité digestive
C. le reflux gastro-oesophagien
VII. les
anomalies de la paroi abdominale
A. les hernies ombilicale et épigastrique
B. l’omphalocèle et le gastroschisis
VIII. les
anomalies périnéales
IX. les
douleurs abdominales aigues de l’enfant
B. les fistules ano - RECTALES
XI. les masses abdominales et thoraciques
XII. les
tumefactions cervico-faciales
E. les dysembryomes
pre-auriculaires
F. la ranule
J. Le tératome
XIII. TRAUMATOLOGIE
COURANTE
XIV. orthopédie
courante
A. les anomalies du pied - le pied bot
B. la luxation congénitale de hanche
C. la boiterie - hanche irritable - LCP -
épiphysiolyse
D. scoliose et attitudes scoliotiques

Avant
propos
La
chirurgie pédiatrique n’est ni la chirurgie de l’adulte adaptée à l’enfant ni
la pédiatrie avec un bistouri.
La
chirurgie pédiatrique représente la prise en charge diagnostique et
thérapeutique des pathologies pédiatriques (0 à 15 ans en Europe ou 18 ans -
USA) pouvant nécessiter une technologie ou une stratégie chirurgicale.
La
pathologie pédiatrique répondant à ce critère s’étend du méningiome au pied
bot, en passant par la brûlure, la fente labio-palatine et l’appendicite aiguë.
Elle
reproduit chez l’enfant l’éventail impressionnant des spécialités chirurgicales
de l’adulte.
L’objectif
de ce cours de 10 heures en 2è doctorat est donc forcément très
limité.
Il
espère fournir à l’étudiant en médecine les principes généraux et les
particularités de la chirurgie de l’enfant en rappelant les éléments
physiologiques, psychologiques, anatomiques qui ponctuent la pathologie
pédiatrique.
Il
donne les recettes "diagnostiques " des grands syndromes
(détresse respiratoire, vomissements, hémorragies, douleurs abdominales,
scoliose, masses cervicales...).
Il
aborde le rôle du chirurgien dans les malformations néonatales.
Il
expose les pathologies courantes (hernies...) et évoque sommairement les
affections plus rares (pathologies hépato-biliaires, tumeurs solides...).
Il
ne peut être exhaustif et se réfère donc aux ouvrages sérieux tels que :
Textbooks
An Aid to
Paediatrice Surgery. Mac Mahon; Churchill Livingstone : p. 267.
Essentials of
Pediatric Surgery. Marc Rowe; Mosby : p/ 899.
Neonatal Surgery.
Lister & Irving; Botter worths : p. 733.
Gastro-entérologie pédiatrique. Navarro & Schmitz; Flammarion : p. 526.
Pediatric
Surgery. Welch; Year Book Medical Publishers : p. 3200.
Techniques de Chirurgie Pédiatrique. Pellerin & Bertin; Masson : p. 596.
Embryology for Surgeons.
Skandalakis & Gray; Williams & Welkins : p. 1101.
Pédiatrie. Reiner
& Lobut. Med Si Mc Graw Hill : p. 417.
Journals
Journal of
Pediatric Surgery.
Pediatric Surgery
International.
European Journal
of Pediatric Surgery.
Chirurgie Pédiatrique.
I. principes généraux et
particularités de la
chirurgie
pédiatrique
A. Abord de
l’enfant opéré et de sa famille
Lorsque
médecin traitant, pédiatre ou chirurgien sont confrontés à la décision
opératoire chez un enfant, ils doivent prendre en considération l’angoisse
particulière des parents qui s’ajoute à l’incompréhension de l’enfant.
A
la prise de responsabilité du clinicien, s’ajoute donc la prise en charge de
l’inquiétude de l’enfant qui dépend essentiellement de l’âge et de la gestion
du contact parental. Celles-ci sont plus aisément gérées par le pédiatre, le
chirurgien pédiatrique et l'infirmière pédiatrique dont l’expérience facilite
la mise en confiance.
1. "Quelques recettes"
La
prise en charge anténatale
Elle
sera envisagée dans le cadre de la malformation congénitale. Elle est
pluridisciplinaire (intégration avec obstétricien, généticien,
radio-pédiatre...). Elle exige beaucoup de temps. L’investissement parental
émotionnel est énorme. Il faut éviter à tout prix la culpabilisation de
l’entourage familial vis-à-vis de l’anomalie génétique.
Depuis
de nombreuses années, cette prise en charge pluridisciplinaire est appliquée
dès le diagnostic de l’anomalie anténatale. Dans un premier temps, la priorité
est donnée à l'évaluation de la malformation, de son traitement et des
séquelles possibles. Après, la décision de poursuite de la grossesse, une prise
en charge médico-chirurgicale et psychologique est proposée aux parents.
4
conditions anténatales peuvent être observées.
TABLEAU :
|
|
Anomalie
congénitale |
Traitement |
Séquelles |
|
1 |
Mineure (fente palatine, doigt surnuméraire) |
Parfaitement standardisé (palatoplastie, amputation) |
Quasi absentes |
|
2 |
Sévère (atrésie duodénale, C.I.V.) |
Connu mais complexe (duodeno-jéjonostomie, septoplastie) |
Mineures ou rares |
|
3 |
Très grave (hernie diaphragmatique, myéloméningocèle) |
Intensif, aléatoire ou expérimental
(ECMO, AREC...) |
Majeures, probables |
|
4 |
Lethale (encéphalocèle) |
Aucun |
Définitives |
Idéalement,
la mère est transférée vers un centre médico-chirurgical d’obstétrique et de
néonatalogie qui permet un accouchement dans les meilleurs conditions pour la
mère et l’enfant et une éventuelle intervention chirurgicale dans un bloc
opératoire unique.
On
préfère désormais transférer une mère porteuse d’un enfant porteur d’une
affection digestive, cardiaque ou autre vers un centre hospitalier capable de
gérer cette pathologie spécifique.
Ces
progrès plaident pour la promotion de structures hospitalières regroupant
généticiens, échographistes anténataux, néonatologues expérimentés en
prématurité sévère et chirurgiens pédiatriques spécialisés en pathologie
lourde.
Les
progrès dans l’identification des mutations ou de la transmission anténatale de
gènes et anomalies géniques responsables de pathologies nous invitent à évoquer
la certitude que la thérapie génique s’appliquera d’ici 5 à 10 ans aux
nouveau-nés et peut-être avant la naissance. La délétion du gène APC
(chromosome 18) - polypose familiale, et les mutations Ras ou Tp53 ob ( cancer
colorectal) conduisent aux premières tentatives de tranvections géniques.
Au centre néonatal
L’infirmier(e)
joue un rôle prédominant. Il (elle) cimente l’environnement du nouveau-né en
appréhendant les parents, surveillant les paramètres de l’enfant, favorisant
l’allaitement maternel (banque de lait).
Dès
que la mère quitte la maternité, elle rentre chez elle sans son enfant opéré.
Ceci constitue une frustration à laquelle elle peut être préparée par l’équipe
néonatale (notamment grâce au recours à une psychologue) si la diagnostic est
anténatal.
Si
celui ci est postnatal, les parents sont fréquemment désemparés. Lorsque la
malformation est apparente (fente labio-palatine, méromélie...) ou qu’il existe
un handicap même temporaire (feeding tube, colostomie, cathéter central,
cystocath...), le "qu’en-dira-t-on" prend fréquemment le dessus. Il
faut donc armer les jeunes parents afin qu’ils soutiennent questions, remarques
et regards de leur entourage.
S’ils
sont correctement informés de la pathologie et des plans, le retour en famille est généralement aisé. Lorsque le suivi
médical sera long, incertain ou coûteux, l’équipe chirurgicale informera
progressivement les parents (atrésie de l’oesophage, malformation périnéale
complexe, anomalie cardiaque grave, vertébrale...).
En consultation
La
conversation s’adresse à la "cellule familiale". Mère, père, enfant
(parfois grand-parents) sont un interlocuteur. Il faut éviter à tout prix les
"apartés".
On
évitera l’effet "blouse blanche". A cet effet, il faut rappeler que
le port de vêtements blancs n’est aucunement démontré comme un handicap dans la
relation enfant - médecin mais par contre, l’attitude générale et
l’environnement dans lequel se font ces consultations sont par contre
prédominants.
On
réduira l’attente, on diminuera le bruit, on favorisera la personnalisation des
soins par des équipes stables et par la connaissance du prénom de l’enfant.
2. Le rôle de l’âge
Avant
3 mois, le contact est essentiellement visuel; la relation médecin - patient et
certainement chirurgien - patient se fait souvent par l’intermédiaire de la
mère ou de l’infirmière. Attirons l'attention des jeunes médecins sur
l'existence d'une personnalité et de perceptions considérables de la part des
nourrissons vis-à-vis de l'entourage (médical).
De
3 à 18 mois, approche calme, voix posée, gestes doux
surtout au moment de l’examen; l’enfant est rarement méfiant et plutôt
collaborant.
De
18 mois à 4 ans, le contact oral est installé. Il existe
une compréhension partielle des événements. Les réactions individuelles de
l’enfant apparaissent. Les parents jouent un rôle majeur dans la confiance
envers le pédiatre ou le chirurgien.
w Le pire : "on a pas dit à la petite qu’on venait chez vous pour une dilatation
anale, sinon c’était le drame". Elle s’en est rendu compte dans le
hall de l’hôpital !
w L’idéal : "L’enfant a été
parfaitement informé de ce qui l’attend à la consultation. Un petit cadeau
symbolique du chirurgien efface rapidement les éventuels pleurs d’un enfant
ayant souffert".
Après
5 ans, l’enfant raisonne vite, exige des informations
de plus en plus précises. Le chirurgien s’adresse de plus en plus à l’enfant
sans personne interposée. Ce n’est plus : "déshabillez-le, madame et restez près de l’enfant tant que je l’examine
mais plutôt : viens Valérie, montre-moi ton ventre, nous allons enlever les
fils".
La
rentrée scolaire joue un rôle prédominant puisque l’enfant déteste être
différent des autres. On essaiera de lui donner une autonomie maximale
(continence anale et urinaire, appareillage orthopédique, corrections
esthétiques...).
3. L’hospitalisation
La
plupart des institutions favorisent l’hospitalisation de type mère - enfant.
Celle-ci
n’est bien entendu pas possible dans les unités de réanimation dans les centres
de néonatalogie.
Après
une hospitalisation prolongée au centre néonatal, on recourt au "rooming
in". Celui-ci permet de rapprocher mère et enfant pendant quelques jours
afin de simuler une sortie de l’hôpital après un accouchement. Ce "rooming
in" permet à la mère de se refamiliariser avec un contact de 24 heures
auprès de son enfant. Depuis 1980, la chirurgie pédiatrique ambulatoire s'est
développée. Elle s'adresse aux gestes chirurgicaux simples et concerne les
enfants parfaitement entourés.
B. Eléments de
monitoring et de surveillance péri-opératoire
Si
la réanimation et la chirurgie néonatales sont sous l’unique responsabilité des
médecins hospitaliers spécialistes dans les centres néonataux (type N), dès les
premiers stages, l’externe et l’interne peuvent être confrontés à la surveillance
d’un nouveau-né ou d’un prématuré malade. L’ignorance totale des notions de
base (rythme cardiaque, rythme respiratoire, hémodynamique, homéothermie, ...)
conduit quelquefois l’étudiant à une attitude inappropriée voire dangereuse.
On
se souvient d’une jeune interne demandant à la mère d’un nouveau-né en
nutrition parentérale totale si c’était bien son lait qui coulait dans la
perfusion !... et du médecin de garde récemment promu qui avait commandé 2
litres de sang total pour une intervention chirurgicale prévue chez un enfant
de 3 kg ! Si le ridicule ne tue jamais le futur médecin, une température
rectale à 35,5°C met un prématuré de 2 kg en situation critique.
Quelques
considérations néonatales médicales interfèrent avec la surveillance néonatale
et celle de l’enfant spécifiquement "chirurgical".
Parmi
celles-ci rappelons :
a) L’immaturité pulmonaire du prématuré
-
maladie à membranes hyalines
-
rôle du surfactant
b) La dysplasie bronchopulmonaire
-
ventilation artificielle
-
le pneumothorax sur hypoplasie ou hyperinsufflation pulmonaire
c) La toxicité de l’oxygène
-
fibroplasie rétrolentale
d) L’hémorragie intra-ventriculaire (50% des
poids < 1500 gr)
e) L'immunodépression
f) Les affections iatrogènes
Toutes
ces conditions affectent et compliquent la surveillance des nouveau-nés
prématurés et enfants chirurgicaux.
Enfin,
sur le plan nutritionnel, les réponses métaboliques postopératoires observées
chez l’adulte s’appliquent au nouveau-né et au prématuré.
La
réponse catabolique est proportionnelle à la gravité de la pathologie
sous-jacente et à la lourdeur de l’acte chirurgical ainsi qu’à l’infection
éventuelle.
Le
recours à des sources énergétiques alternatives pour répondre aux besoins
accrus prend un sens particulier lorsque l’on sait que la réserve lipidique est
d’autant plus faible que la prématurité est grande.
A
la lipolyse réduite se substitue la glycogénèse. Si la modulation des réponses
au stress est moins documentée chez le nouveau-né et a fortiori chez le
prématuré, les observations cliniques étayent de nombreuses hypothèses
logiques. Le monitoring péri-opératoire doit aussi considérer la labilité
thermique, le contrôle de la douleur postopératoire, les besoins
protéo-caloriques, l’altération de la réponse immunitaire à l’infestation
normale (contamination du tube digestif) ou à l’agression par un agent
pathogène spécifique.
1. Monitoring hydro-électrolytémique
En
clinique, il n’existe actuellement aucun moyen de prévoir, précisément pour un
patient donné, les besoins hydriques. Quatre notions guident le dialogue avec
les espaces hydriques du patient.
a) "L’ouverture
thérapeutique" commence par l’administration de 150 à 180 ml/kg/24h. Elle
est classiquement décrite comme le "starting volume".
b) La
réponse du patient se fait par l’adaptation de l’osmolarité et du volume
urinaire, une modification de l’osmolarité plasmatique et des modifications de
poids corporel.Ce dernier est difficile à évaluer chez le prématuré au
respirateur.
c) L’ajustement
doit tenir compte de l’examen clinique, des pressions artérielles et veineuses
(fermeture du canal artériel, trou de Botal,...) et de l’environnement
(couveuse, table Ohio, photothérapie, homéothermie,...).
d) Le
bilan hydrique :
![]()
apport hydrique idéal
= apport actuel - excès d’urine.
Les
besoins sodés de base sont, chez l’enfant chirurgical, de 2 mEq/kg/24h; ces
besoins passent à 3 mEq pour les enfants les plus critiques.
Les
besoins potassiques de base sont de 1 à 2 mEq/kg/24h. En cas d'hypokaliémie
(sténose du pylore, occlusion digestive...), on peut raisonnablement corriger
la kaliémie de + 1 mEq par l'administration de 1 mEq/kg de poids corporel.
2. Monitoring respiratoire
La
méthode de choix permettant le contrôle non invasif de la fonction ventilatoire
est la "pulse" oxymétrie.
La
mesure de la saturation de l’hémoglobine en oxygène (SpO2) est
facile, atraumatique, corrélée à la SaO2; elle se fait par un sensor
apposé en général à l’un des orteils et se base sur le principe de la
spectrophotométrie.
Les
progrès réalisés par rapport à la mesure intra-artérielle ou percutanée ont été
parallèles au développement de nouvelles technologiques en matière d’assistance
ventilatoire.
Parmi
celles-ci citons le contrôle de la ventilation par la mesure constante des
résistances ventilatoires (feed-back immédiat que n’avaient pas les
ventilateurs à pression ou volumes imposés), la ventilation à haute fréquence
et basse pression (HFV ou jet ventilation) et plus récemment l’assistance par
oxygénation à membrane extra-corporelle (ECMO ou AREC).
Si
cette dernière technologie n’a pas encore prouvé scientifiquement un apport
substantiel en terme de survie des enfants atteints de malformations
congénitales (pas d’étude randomisée prospective), elle devient une alternative
envisagée dans la pneumopathie à membranes hyalines, l’hypoplasie pulmonaire et
la hernie diaphragmatique.
3. Monitoring cardiaque
Sans
revenir sur les notions de base de l’adaptation cardio-circulatoire du foetus à
la vie extra-utérine, il est utile de citer les techniques de monitoring
spécifiques cardiaque et hémodynamique.
- Le
rythme cardiaque
Reste
l’indice clinique fiable car il change immédiatement en cas de stress ou
d’hypoxémie. Un rythme cardiaque de 120 à 160/min est normal chez l’enfant à
terme.
Il
est plus élevé (130 à 170/min) chez le prématuré.
La
bradycardie inférieure à 100 est un indice capital de souffrance néonatale en
période péri-opératoire.
- La
pression systolique
Sa
mesure la plus fiable se fait par cathétérisme artériel radial ou fémoral. Il
faut noter qu’il s’agit d’une technique invasive qui n’est réservée qu’à des
enfants à haut risque. En effet, la pathologie iatrogène artérielle causée par
les cathétérismes inappropriés reste significative.
- Pression
veineuse centrale
La
mesure de la pression veineuse centrale est facile lors de l’acquisition d’un
cathétérisme droit. Il faut préciser que la mesure doit être faite par
transduction et non pas par manométrie. En effet, la variation rapide de
l’ampliation thoracique et des pressions pleurales en cours de ventilation
artificielle rend l’interprétation de la pression veineuse centrale mesurée par
manométrie difficile.
- Pression
pulmonaire occlusive (wedge pressure)
Lors
de l’existence d’un cathéter pulmonaire, la mesure de pression occlusive permet
de témoigner de l’évolution des résistances pulmonaires. Celles-ci augmentent
dans les pneumopathies à membranes hyalines, et dans l’insuffisance cardiaque
gauche.
Le
recours au cathétérisme de Swang-Ganz est rare chez le nouveau-né et chez le
prématuré mais il peut néanmoins dans certaines circonstances permettre une
mesure des débits cardiaques lors des situations cardiologiques particulières.
- Saturation
en oxygène du sang mêlé
La
mesure de la saturation en oxygène du sang mêlé dans les vaisseaux pulmonaires
par cathétérisme pulmonaire est devenue depuis peu un excellent témoin de
l’évolution des pathologies à haut risque sur le plan cardio-vasculaire (hernie
diaphragmatique,...).
4.
Monitoring
thermique
L’homéothermie
déjà labile chez le nouveau-né est totalement insuffisante chez le prématuré.
La mesure constante de la température rectale ou oesophagienne est
indispensable dans la phase per et postopératoire.
A
côté de la mesure de la température, les mesures prophylactiques sont bien
entendu préférables. Citons par exemple le recours à l’emballage des membres
par du coton ou une couverture de survie. L’utilisation systématique d’un
bonnet de coton évite la déperdition thermique significative au niveau du cuir
chevelu.
Si
au centre néonatal on recourt à l’utilisation de couveuses et de tables
chauffantes, le quartier opératoire préfère le chauffage par lampe, le recours
au matelas et le contrôle de la température ambiante de la salle d’opération
(28° dès le début de l'intervention chirurgicale).
C. Rappels
physiologiques cardio-respiratoires, métaboliques et digestifs
De
la surface corporelle, à la maturation enzymatique en passant par
l’homéothermie, la plupart des aspects physiologiques diffèrent chez l’enfant
par rapport au patient adulte. Cette assertion est à fortiori prédominante chez
le nouveau-né ou le prématuré. Quelques particularités d’intérêt clinique
doivent être notées.
1. Anatomie
w Cardio-pulmonaire
L’hémodynamique foetale est conform